LUNDI 5 JUIN 2017

Les 10 questions que vous vous poserez un jour sur la vidéo 360

Qui que vous soyez et quel que soit votre domaine d’activité, vous avez forcément entendu parler de la vidéo 360. Mais savez-vous comment ça marche, combien ça coûte, à quoi cela sert vraiment ? Non ? Alors ce dossier est fait pour vous !

1- Qu’est ce que la vidéo 360 ?

La vidéo 360 est ce que l’on appelle une expérience immersive. Lorsque l’on regarde ce type de format, on ne se contente plus de fixer ses yeux sur un écran pour se laisser guider passivement par l’objectif de la caméra, on peut désormais apprécier une scène sous tous ses angles : devant, derrière, sur les côtés. On peut même regarder le ciel ou le sol.

Mais attention à ne pas confondre vidéo 360 et réalité virtuelle – ou VR. Si ces deux formats permettent au spectateur d’explorer une séquence comme bon lui semble, il existe une différence de taille : là où la vidéo 360 est réalisée à partir de véritables images filmées, la VR, elle, renvoie à un univers créé de toutes pièces par un motion designer ou un studio spécialisé.

 

2- Est-ce compliqué diffuser ou de regarder une vidéo 360 ?

Ce type de vidéo est désormais très accessible aux diffuseurs comme aux spectateurs.

D’abord parce que toutes les grandes plateformes vidéos s’y sont mises : YouTube, Facebook, Twitter, Vimeo, Périscope… on peut désormais poster sa vidéo 360 à peu près partout.

Concernant les outils de visionnage, on peut tout simplement utiliser son ordinateur ou son smartphone et se déplacer dans la vidéo avec son curseur ou son doigt. Mais pour une expérience vraiment optimale, l’idéal reste d’utiliser un casque VR ou un Cardboard, c’est-à-dire le support permettant d’utiliser son smartphone comme un vrai casque VR.

Le premier coûte entre 200 € et 800 €. Les références en la matière : Sony, HTC ViVes et Occulus Rift. Quant aux Cardboards, ils sont disponibles à partir de quelques dizaines d’euros, voire moins pour les Cardboards que l’on peut fabriquer soi-même.

 

3- Pourquoi tout le monde parle de la vidéo 360 en ce moment ?

Tout simplement parce que tout le monde s’y met ! The Times, Le Monde, Canal +, TF1, France TV… on peut s’immerger dans des retransmissions de concerts, vivre de grands événements sportifs en 360 ou encore se faufiler dans les coulisses du festival de Cannes. Même la NASA envisage d’utiliser ce format pour partager ses découvertes avec le grand public. Quant à l’industrie du cinéma, si elle tarde un peu à sortir de vrais films 360, elle n’est cependant pas en reste puisque tous les grands réalisateurs y vont de leur court métrage.

 

4- Comment être sûr que la vidéo 360 est adaptée à mon domaine d’activité ou à ma marque ?

En réalité, la vidéo 360 peut s’adapter à – presque – tous les secteurs et tous les plans de communication. Mais il existe certains domaines pour lesquels ce format est particulièrement efficace.

Il y a d’abord les visites virtuelles de lieux, qui rencontrent en général un grand succès. Il peut s’agir de musées, de monuments, de villes ou même de sites industriels. L’année dernière par exemple, Coca Cola a invité le grand public à suivre le processus de fabrication de son célèbre soda. Airbnb a quant à lui proposé une visite 360 de ses locaux.

La vidéo 360 est également très prisée dans le domaine de la formation avec – dans la plupart des cas – l’introduction d’outils d’interactivité qui permettent à l’utilisateur de profiter d’une véritable expérience de simulation.

 

5- Comment fait-on pour tourner en 360 ?

Les caméras dites 360 sont tout simplement équipées de plusieurs objectifs pour permettre de voir tout autour du sujet.

Il existe plusieurs gammes de caméras, avec des écarts de prix faramineux. Certaines, clairement axées grand public, sont commercialisées autour de 400 €. Les plus connues : la Rico, la Kodak ou la Nikon.

On trouve également une gamme intermédiaire de caméras que l’on pourrait qualifier de « semi-professionnelles ». Pour une Go Pro Omni par exemple, il faut débourser environ 5000 €.

Enfin il y a les caméras de qualité professionnelle. La référence en la matière est sans conteste la Nokia Ozo, qui coûte la modique somme de… 60 000 €.

 

6- Puisqu’il existe des caméras grand public, pourquoi faire appel à des professionnels pour ma vidéo 360 ?

Effectivement, il est tout à fait envisageable de réaliser soi-même sa vidéo 360 pour raconter ses vacances ou capturer son chanteur préféré sur scène. D’ailleurs, les réseaux sociaux regorgent de films 360 amateurs.

Par contre, dès lors qu’il s’agit de communiquer sur une marque, une ville ou une entreprise, il semble indispensable de passer par des professionnels.

D’abord parce qu’une séquence 360 est encore plus difficile à composer qu’une séquence vidéo classique. Il faut penser à tout, à commencer par les petits détails que l’on ne voit pas immédiatement à l’œil nu mais que la caméra ne manquera pas de capturer.

Ensuite, il est très complexe d’obtenir une jolie lumière uniforme lorsque l’on tourne en 360. Idem pour les couleurs, que seul un traitement en post-production peut harmoniser. Sans oublier enfin les incrustations de textes, l’introduction de transitions, ou l’intégration des voix. Autant de tâches longues, fastidieuses et qui requièrent un véritable savoir-faire. Mais bien sûr ce genre de service a un coût : il faut compter au minimum 15 000 € pour une vidéo 360 de qualité professionnelle.

 

7- Finalement, quel est l’intérêt pour une marque de réaliser une vidéo 360 ?

Il y a plusieurs arguments qui font que la vidéo 360 devient un outil incontournable pour la communication des marques.

Premièrement – et même si le format n’est plus vraiment nouveau – il y a un effet « waouh ! » encore garanti. Avec une telle vidéo, vous susciterez la curiosité et vous vous assurerez un carton sur les réseaux sociaux.

Deuxièmement, il s’agit du format vidéo le plus engageant jamais créé. Le spectateur est immergé dans votre film et absorbe sans difficulté les différents messages que vous voulez lui faire passer.

Pour citer quelques chiffres, les vidéos 360° de Nescafé, Redbull et Hop! ont recueilli un taux d’engagement respectivement de 70, 80 et 130 % supérieur aux vidéos classiques. En d’autres termes, avec la vidéo 360, le retour sur investissement est quasiment garanti.

 

8- Et comment fait-on pour raconter une histoire en 360 alors qu’on ne sait pas où le spectateur va regarder ?

C’est justement la grande difficulté de ce format : trouver une narration suffisamment riche pour justifier une vision 360 mais aussi parvenir à embarquer l’œil du spectateur là où l’on veut qu’il aille.

Certains prennent le parti d’incruster un chemin en motion design, qui indique alors à l’utilisateur où il doit regarder et à quel moment. D’autres font le choix plus subtil de pousser le public là où il le souhaite avec différents points d’appel comme des personnages ou des scènes fortes.

Quoiqu’il en soit, la narration en 360 reste un véritable défi pour les scénaristes et les réalisateurs.

 

9- Je n’ai jamais vu de vidéo 360, par quoi me conseillez-vous de commencer ?

On ne compte plus les vidéos 360 de qualité qui circulent sur les réseaux sociaux mais voici nos cinq préférées :

360° Valen’s Reef – Poétique et engagée pour la cause environnementale, cette vidéo vous proposera un voyage inoubliable au cœur de l’océan

360° Bjork – Stonemilker – Une fois de plus, la chanteuse Bjork s’impose comme une artiste extrêmement innovante en réalisant l’un des clips musicaux 360 les plus réussis

– « Nous ne sommes pas des animaux ». Le documentaire immersif choc de CNN tourné dans un camps de migrants en Grèce. Âmes sensibles s’abstenir.

– « Au cœur d’un volcan actif ». Tout est dans le titre de la vidéo. Une exploration périlleuse et époustouflante.

Visite de la station spatiale de l’ISS avec Thomas Pesquet. Parce qu’offrir la possibilité à tous de voyager dans l’espace est l’une des grandes promesses des expériences immersives.

 

10- Et la prochaine étape, c’est quoi ?

Alors que les vidéos 360 et VR s’imposent peu à peu dans les foyers, de nouvelles technologies encore plus immersives se développent, parmi lesquelles la 4D.

Le principe : en plus d’être immergé visuellement dans un univers réel ou fabriqué, l’utilisateur expérimente de véritables sensations corporelles.

Ainsi, on pourra bientôt jouer à une simulation de guerre et sentir les impacts de balles sur son torse, s’immerger dans un match NBA et « tenir » le ballon dans ses mains, savourer une balade virtuelle en bateau et profiter de l’odeur de la mer et de la sensation du vent sur son visage. L’immersion ultime, en somme.